3ème série du MCU à apparaitre sur Disney + après Wanda Vision et Falcon and The Winter Soldier, Loki se démarque, dans le fait qu’il nous propose le point de vue d’un méchant (oui mais pas trop non plus) mais aussi dans son approche assez unique qui ne plaira pas à tout le monde. Pour la petite histoire, on suit les aventures du dieu de la malice (sans vilain jeu de mots) juste après les évènements d’End game. La série commence avec la séquence où notre cher Loki (du moins la version du passé) s’empare du Tesseract et se volatilise sans que personne ne s’en rende compte car trop occupé à calmer les ardeurs d’Hulk. Notre Sorcier se retrouve projeté dans un monde parallèle où il est très vite arrêté par une brigade de gardiens du temps. Cette société qui réponds au doux nom de TVA (rien à voir avec la taxe) : Time Variance Authority, cache en fait des régisseurs du temps qui appréhendent ceux qui s’eloignent de leur destin pour prendre une route qui n’est pas le leur. Loki découvre vite que son arrestation ne relève pas du hasard. Il est là pour pourchasser un variant (autre version de lui) qui est en train de foutre la merde dans les timelines. Trop en dire gacherait la surprise car, chose rare pour un Marvel (quoique depuis Wanda Vision, ils commencent vraiment à peaufiner leur scénario), Loki est une série qui doit être découvert avec le moins d’information possible.

Shakespeare meets the MCU

Tout d’abord, on saluera une ambiance singulière qui surprends dès le premier épisode. On se rapproche beaucoup plus d’un film de la saga Monty Python avec sa facon de présenter un univers complètement bizzaroide et décalé mais pas dénué de sens. En nous présentant les rouages de cette société secrète, Kate Herron (déjà responsable de la série Sex Education), la showrunner, chamboule l’univers du MCU en introduisant un style à l’opposé des films superhéroiques habituels : le théatre. Pour résumer, on se sent plus devant un mélange d’une pièce de Shakespeare et un film pythonien. La grande force de la série réside dans ses dialogues qui, mème s’ils ont l’air complètement dingo, sont tous importants et rempli de sens sur l’essence même qui découle de l’entreprise.  Oui la série est très bavarde, au risque de décourager certains, mais tout prends un sens au fur et à mesure que l’histoire évolue. On se rapproche du style d’une pièce de théatre, avec ses personnages qui discutent dans un cadre unique, mais c’est là où la série puise toute sa valeur. Elle excelle vraiment dans le développement de ces personnages tout en traitant des thèmes comme la valeure de soi, la rédemtion mais aussi l’acceptation. Derrière tout cette ambiance d’univers décalé et foufou, se cache une oeuvre assez dense avec une emotion sensible qui peut passer de l’humour slapstisck décalé au pur romantisme tout en conservant des séquences d’actions marvéliens.

Un coeur grand comme ça

Le coeur de Loki réside dans ces personnages, qu’ils soient principals ou secondaires, qui sont valorisés beaucoup plus par leurs défauts que par leurs qualités. Ils trouvent une certaine rédemption au fil de leur développement tout en grandissant en maturité. Loki, qui jusqu’à présent était un personnage assez ambigu, trouve une certaine grâce et révèle le personnage sous un nouveau jour. L’autre atout de la série demeure son univers assez riche en  thématiques tout en proposant un visuel singulie . Chaque épisode met  en place un décor et un style différent qui dépayse tout en proposant de la variété dans une série qui n’en manque pas. Dans le fait de proposer ce qui semble être une piste sérieuse de Multivers (Le point d’orgue de la Phase 4 de l’univers partagé MCU commence ici) Loki chamboule carrément l’univers cinématique Marvel avec son final surprenant tout en étant  l’un des rares à ne pas proposer de grande bataille finale mais  un affrontement shakespearien où les armes sont les dialogues et les émotions qui se dégagent de chaque personnage.

Montage Caca

Certes tout n’est pas parfait dans ce beau monde et les faiblesses du dieu de la malice résident dans ses scènes d’actions. Réel problème depuis un certain temps avec le MCU, le découpage. Comme je l’ai souligné dans ma critique de Black Widow (que vous retrouverez ici), les combats peuvent être magnifiquement chorégraphié mais le découpage et le montage gachent tout. Loki n’echappe,malheureusement, pas à cette règle et les scènes d’actions au corps à corps perdent en puissance et en intensité. Même s’ils sont pas nombreux, ils font tâche comparé avec tout ce qui nous est offert autour. J’ai  parlé de l’importance des dialogues, mais pour certains ils peuvent aussi être source de découragement (surtout le deuxième épisode très bavard) alors leur importance  se dévoilent au fil des épisodes suivants. Beaucoup passeront peut être à côté de la série par rapport à cet épisode. Si je dois donner un conseil  : continuez et vous serez récompensés pour votre patience.

Verdict

En proposant un des cliffhangers les plus alléchants depuis l’apparition de Thanos dans le MCU, Loki a vraiment foutu le bordel. On a hate de voir ce qui en découlera pour les projets à venir. Même si on enlève ce final qui toute son importance, Loki arrive avec une proposition alléchante grâce à son univers unique, l’émotion générale qui découle de l’entreprise, sa facilité déconcertante de passer de l’humour décalé au romantisme pure et surtout grâce à une brochette de personnages uniques en leur genre. Il n’est certes pas le plus accessible des oeuvres Marveliennes mais demeure certainement une des plus originales parmi les  propositions du MCU depuis sa création. Je le range fidèlement à côté de Wanda Vision parmi mes préférés du Marvel Cinematic Universe.

8/10

Les 6 épisodes de Loki sont disponible sur la plateforme Disney + 

 

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